nuit volée
mai 23, 2008
Je suis l’amoureux de la nuit, et je suis sûr que je le suis. J’adore son œil la lune, parce qu’il est clair et frais. En fixant un regard sur la lune, je me sens heureux, et calme.
Même s’il y a de la solitude. Non, il n’y a point de solitude, je ne suis pas tout seul. La nuit et moi. Je parle un peu. Je parle de la vie, du monde, de l’univers, comme si je suis un savant. Heureusement personne ne m’entend, heureusement… Mes paroles s’affaiblit dans le ciel. Je les envoie à la nuit ma chère, et puis je l’embrasse, à la fin je devient la nuit. Ou bien, la nuit devient moi.
A ce moment, un sentiment me frappe, ce n’est pas la joie, ni le chagrin, ni la honte. C’est un sentiment de Dieu, c’est quelque chose de sacré. J’oublie mon corps, je ne suis que mon esprit, comme un nuage, leger et mystérieux.
Soudain, ma nuit disparaît. Que le soleil est méchant! Que la lumière est satanique! Je vois à nouveau mon corps, je perds mon esprit, et la nuit, elle est volée, par un certain voleur que je ne connais pas.
Je pleure, je suis maintenant un homme sans âme, et je peux bien entendre le sanglot de ma nuit. Désespéré, je reviens dans ma toute petite chambre. Devant le miroir, je me reconnais. Sans âme, sans pensée, j’ai l’air d’un imbécile.
Je ne peux rien faire. Seulement, j’espère, que le voleur, il sera aussi amoureux de la nuit.
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